Cadastre solaire : Foire aux Questions

Le cadastre solaire est un outil en ligne gratuit qui permet d’estimer le potentiel solaire d’une toiture. Il indique si l’orientation d’un toit est adaptée à l’installation de panneaux photovoltaïques et quelles économies pourraient être réalisées.
Le cadastre solaire utilise des données géographiques, l’orientation du toit, la pente, l’ombrage et l’ensoleillement pour calculer la production solaire possible. Il fournit une estimation personnalisée pour chaque bâtiment.
Toutes les toitures visibles dans les bases de données publiques peuvent être analysées : maisons individuelles, immeubles, bâtiments publics, agricoles, etc. Elles doivent être situées sur le territoire de Seine Normandie Agglomération.

Le cadastre solaire donne une estimation fiable, mais elle reste indicative. Pour un projet concret, il est conseillé, pour les particuliers, de faire appel à un professionnel certifié RGE pour une étude technique détaillée. Les collectivités peuvent faire appel au SIEGE 27 ou à Seine Normandie Agglomération.
Il suffit de se rendre sur le site, de renseigner ou localiser une adresse ou un lieu, et l’outil fournit, en quelques clics, une estimation solaire gratuite.

Fonctionnement et composants d’un système solaire

Une installation solaire comprend : panneaux photovoltaïques, onduleur (ou micro-onduleurs), système de fixation, compteur Linky, et éventuellement des batteries de stockage.

Wc = watt-crête, puissance maximale d’un panneau dans des conditions idéales (température et ensoleillement).

1 kWc = 1 000 Wc.

Un panneau standard produit entre 300 et 600 Wc (watts-crête), en conditions optimales d’ensoleillement.
Elle peut être injectée dans le réseau et vendue, ou stockée dans des batteries, si l’installation en est équipée, pour être utilisée ultérieurement.
Un onduleur connecté ou une application dédiée permet de suivre la production et la consommation.

Le compteur Linky est nécessaire pour mesurer l’injection ou la consommation en temps réel. Il pourra être nécessaire de changer votre abonnement en fonction de la taille de votre installation.

En cas de vente totale, un compteur spécifique devra être installé.

Il est possible d’installer soi-même ses panneaux via des kits en autoconsommation. Vous devrez acquérir des compétences particulières (respect des normes, de la sécurité et des démarches administratives) et cela présente des risques. Il est fortement recommandé de passer par un professionnel certifié RGE. Cette étape est obligatoire pour bénéficier des tarifs EDF OA.

Attention, même pour une installation en autoconsommation totale ou avec un kit au sol de plus de 3 kWc, le passage du Consuel (visite de conformité électrique) ou l’attestation de conformité est requis par Enedis.

Valorisation, utilisation, production et stockage

Les panneaux fonctionnent même par temps couvert, mais leur production est réduite par rapport à un ensoleillement direct.

Même avec des journées plus courtes, la production continue en hiver. Le froid n’affecte pas leur fonctionnement.

À contrario, le rendement des cellules photovoltaïques baisse quand elles surchauffent. Ainsi, les panneaux solaires peuvent mieux produire en plein soleil par temps froid qu’en été.

Comment valoriser la production d’énergie ?

1) Autoconsommation avec vente de surplus

Vous consommez en priorité, et vendez par exemple l’excédent au tarif d’achat réglementé (contrat 20 ans via EDF OA par exemple). Obligations : professionnel RGE, raccordement et compteur communicant.

Vous pouvez trouver un autre responsable d’équilibre pour vous acheter le surplus et/ou participer à une opération d’autoconsommation collective.

Vous souhaitez participer à une autoconsommation collective citoyenne : contacter pcaet@sna27.fr.

2) Autoconsommation totale (souvent < 3 kWc)

Vous consommez toute l’électricité produite, sans injection sur le réseau. Facture allégée, mais adaptation des usages aux heures ensoleillées. Pas de revenus de revente.

Les démarches auprès d’Enedis restent obligatoires.

Compte tenu des pertes lors du transport de chaleur, l’autoconsommation est à privilégier.

Une autonomie totale, dite site isolé, est possible. Cependant, elle est complexe et coûteuse. Il est possible de viser un excellent taux d’autoproduction (jusqu’à 50-70%) avec l’ajout de batteries. 

Si vous êtes raccordé au réseau, vous pouvez consommer directement ou revendre la production supplémentaire. Vous pouvez également brider votre onduleur pour empêcher l’injection sur le réseau.

Installation et intégration :

Idéalement, les panneaux doivent être installés avec une inclinaison de 30 – 35°, avec une orientation sud / sud-est / sud-ouest, et en évitant les ombrages.
C’est l’orientation idéale pour une production maximale, mais est, sud-est, sud-ouest fonctionnent aussi bien. L’inclinaison du toit joue également un rôle.

En général, une déclaration préalable de travaux suffit. En copropriété ou zone protégée, des autorisations spécifiques peuvent être nécessaires. Il est recommandé de se rapprocher du service urbanisme de sa commune avant tout travaux.

Oui, une installation au sol ou sur une pergola/carport est possible, sous réserve d’autorisation d’urbanisme. Il est recommandé de se rapprocher du service urbanisme de sa commune.
Il faut compter environ 6 à 8 m² par kWc installé. Une installation standard de 3 kWc fait environ 20 m² de toiture. Cela représente environ 8 panneaux, le cadastre solaire utilise une moyenne de production de 225 Wc/m2.
Une installation photovoltaïque de 3 kWc permet de produire chaque année en moyenne 2700 kWh dans l’Eure.

Installateurs RGE et précautions 

Un installateur RGE (Reconnu Garant de l’Environnement) est un professionnel certifié pour réaliser des travaux de rénovation énergétique. Cette certification est obligatoire pour bénéficier des aides publiques décrites dans les arrêtés tarifaires (tarif d’obligation d’achat et TVA réduite).
Un devis clair et détaillé, une attestation RGE valide, une preuve d’assurance décennale, et un contrat précisant les modalités d’intervention.
Promesses trop belles pour être vraies, pressions pour signer rapidement, appels non sollicités, offres sans devis détaillé ou sans étude technique.
Contacter le service clientèle de votre fournisseur d’énergie, gestionnaire de réseau de distribution ou votre acheteur d’énergie. Si le litige n’est pas résolu, contactez une association de consommateurs ou le médiateur national de l’énergie. Ne signez jamais sous pression et prenez le temps de comparer plusieurs offres.

 

Environnement, sécurité et recyclage

La majorité des panneaux solaires sont fabriqués en Asie, notamment en Chine. Il existe toutefois des fabricants européens et Français (ex : Dual Sun, Voltec Solar, Photowatt, etc.). Certains particuliers choisissent des panneaux « made in France » pour des raisons de qualité ou d’impact environnemental lié au transport.

Leur fabrication consomme de l’énergie, mais ils la « remboursent » en 2 à 3 ans. Ensuite, ils produisent de l’énergie propre pendant des décennies.

À noter que le solaire thermique a un impact énergétique de fabrication plus faible.

L’impact environnemental des batteries est important. En utilisant des batteries de seconde vie (de réemploi), il est possible de le diminuer tout en améliorant son autonomie énergétique.
Ils doivent être confiés à une filière spécialisée de recyclage. En France, c’est l’éco-organisme Soren  qui s’en charge gratuitement.
Non, pas plus qu’un toit classique. Une bonne mise à la terre et un parafoudre peuvent être installés pour plus de sécurité.
Oui, ils sont conçus pour résister aux intempéries, notamment à la grêle. La neige peut réduire temporairement la production mais, ne les abîme pas.

Les ombres portées réduisent la production. Une installation bien étudiée évite les zones ombragées.  Pour éviter la nidification des oiseaux sous les panneaux et altérer ainsi l’évacuation de la chaleur produite par ceux-ci, des filets anti-oiseaux peuvent être posés.

 

 

Durabilité et Entretien 

En moyenne plus de 30 ans. La production diminue lentement au fil des années, mais reste significative longtemps après.
Une vérification annuelle, nettoyage des panneaux si besoin, contrôle de l’onduleur. Certains professionnels proposent un contrat de maintenance. Demander le guide d’entretien à votre installateur.
Un nettoyage occasionnel de la surface des panneaux (1 à 2 fois par an) suffit, surtout dans les zones poussiéreuses ou avec beaucoup de pollen. Ce nettoyage peut nécessiter l’intervention d’un professionnel lorsque les panneaux sont installés en toiture. Demander le guide d’entretien à votre installateur.

Une assurance responsabilité civile est obligatoire et est très généralement intégrée dans les contrats d’assurance multirisque habitation. Une assurance dommage aux biens est recommandée et il est nécessaire de déclarer son installation à son assureur afin que celui-ci l’intègre au contrat d’assurance multirisque habitation. Renseignez-vous auprès de votre compagnie d’assurance.

Coûts et aides financières

Environ 8 000 à 15 000 € pour une installation résidentielle de 3 à 6 kWc, pose incluse.

Des kits solaires existent pour des puissances inférieures à 1 kWc avec une installation en autoconstruction.

Les aides varient souvent et peuvent exister en fonction de votre installation notamment sa taille et votre mode de consommation ou de vente de l’énergie produite.

Ces aides peuvent être via l’arrêté tarifaire, l’obligation d’offre d’achat étant considérée comme un dispositif d’aide, ou via une collectivité territoriale, renseignez-vous auprès de votre mairie, de SNA, la région Normandie et de votre installateur.

 

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